Retour rapide sur l’installation du conseil municipal de Sartrouville le 25 mai

Un conseil très particulier avec l’installation du nouveau conseil municipal après le confinement. Notre liste souhaite remercier les électrices et électeurs qui lui ont apporté leurs suffrages le 15 mars. Sur la base de ce mandat, nous sommes allés au bout de notre démarche et avons présenté la candidature d’Isabelle Amaglio-Térisse comme maire.

Indemnités des élus : nous avons demandé la transparence monétaire en affichant le montant des indemnités. La majorité a refusé de communiquer le moindre montant. Sur la base de de nos calculs, les montants seraient les suivants :

  • Maire : 6 281 €
  • Adjoint au maire : 2 281 €
  • Conseiller délégué : 879 €

Nous avons également demandé une indemnité modique pour que les élus d’opposition demander de prévoir que les indemnités des élus qui ne seront pas assidus soient réduites.

Plusieurs commissions ont été élues

  • Appels d’offres, marchés publics, jurys de concours etc. : Oumar Camara et Laetitia Labille nous y représenterons
  • Services publics locaux : Isabelle Amaglio-Térisse y siègera. Nous avons également demandé que le Maire mette en place une commission de contrôle financier pour ces délégations prévue par la loi (mais toujours pas à Sartrouville).

Après 2 mois de confinement et d’absence de conseil, nous avions posé au préalable plusieurs questions «diverses », seules les premières ont reçu réponse

  1. Soutien aux élèves en difficulté scolaire et aux associations s’en occupant : des impressions des cours et devoirs sont possibles auprès du CCAS, des tablettes sont également disponibles et les associations ne se sont pas manifestées en ce sens
  2. Point sur la rentrée scolaire dans les écoles de Sartrouville : 900 élèves soit environ 16% dans des conditions jugées relativement satisfaisantes
  3. Appui aux locataires en situation de précarité vis-à-vis des bailleurs sociaux : étude au cas par cas par les bailleurs avec le soutien de la ville

+ ici : https://amaglio-terisse.fr/conseil-municipal-dinstallation-du-25-mai-2020

25 mai : installation du nouveau conseil municipal de Sartrouville

C’est finalement lundi 25 mai, à 19h00, au gymnase Carnot que sera installé le nouveau conseil municipal de notre ville.

A l’ordre du jour :

  • le maire et ses adjoints, mais aussi leurs indemnités d’élus (sujet qui aurait pu être reporté pour réduire le conseil) et les majorations de ces indemnités
  • la composition de plusieurs commissions visant à de la transparence (nous y sommes très attachés !) : notamment appels d’offres, marchés publics et délégations de services publics mais aussi la fameuse commission consultative des services publics locaux réunie au moins une fois par an (pas à Sartrouville..) et, enfin, le conseil d’administration du centre communal d’action sociale

Notre liste « Sartrouville, citoyenne » y sera présente, avec ses 5 élus, pour vous représenter, formuler des propositions et y agir avec vigilance. N’hésitez pas à nous signaler vos questions et à nous solliciter.CM

 

10 mai, une date spéciale…

10 mai
Une date spéciale… elle marque notamment un travail de mémoire dans le calendrier de la République Française : la traite, l’esclavage et leurs abolitions. Nous n’oublions pas ce crime contre l’humanité, ni ses résonances actuelles.
Nous n’oublions pas les héros qui ont lutté contre cette barbarie. C’est notre histoire, pour la partager et en tirer les enseignements, il nous faut la connaître et l’accepter. Sinon, nous ne pouvons pas nous comprendre pleinement et la liberté, l’égalité et la fraternité ne peuvent être complètes.
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8 mai, travail de mémoire à poursuivre à Sartrouville comme ailleurs

 
Aujourd’hui, nous commémorons le 75e anniversaire de la défaite du nazisme en Europe. Il rappelle à notre souvenir le courage et les souffrances de celles et ceux qui ont résisté, qui ont lutté. Combattants de tous horizons pour libérer la France et l’Europe de la barbarie nazie. Elus d’opposition à Sartrouville, nous ne sommes pas conviés aux cérémonies officielles, c’est regrettable, mais cela ne nous empêche pas de commémorer librement.
L’histoire et la grandeur de l’Etat, c’est aussi de reconnaître les heures sombres. Alors, le travail de mémoire s’honorerait de ne pas occulter un autre 8 mai, de l’autre côté de la Méditerranée à Guelma, Setif et Kherrata. Comme chaque année quand je le souligne, je sais que ce que mon commentaire suscitera d’indignation mais, on ne peut commémorer de manière sélective. Je le dirai chaque année avec un peu plus de jusqu’à ce que le travail de mémoire soit complet.
Résistants et combattants pour la liberté, l’égalité et la fraternité. 75 ans après, nous n’oublions pas.

A Sartrouville, c’est zéro info pour l’opposition pendant le confinement

L’ordonnance du 1er avril 2020 a donné des pouvoirs renforcés aux maires sortants pour assurer la continuité du fonctionnement et, en contrepartie, elle impose que tous les élus  soient informés « sans délai et par tout moyen » des décisions prises par le maire. Elle précise aussi que les élus locaux ainsi que les futurs conseillers municipaux qui ne sont pas encore installés seront destinataires de l’ensemble des décisions prises par l’exécutif local.

Visiblement, à Sartrouville, le Maire a « oublié » la 2e partie : zéro tribune dans le 1er magazine pour les élus d’opposition, zéro information sur les décisions prises, zéro visio-réunion, zéro courriel malgré  nos différents courriers et propositions, zéro invitation aux cérémonies de commémoration. Nous n’avons ainsi pas été associés à la cérémonie que vous avez maintenue en hommage aux victimes de la déportation le 24 avril dernier et attendons pour celle du 8 mai, demain donc…

Ce silence est particulièrement regrettable compte tenu de la période qui appelle à la cohésion sociale et à faire bloc dans un esprit républicain. C’est pourquoi nous lui avons écrit cette semaine pour lui demander, une nouvelle et dernière fois, la mise en œuvre de ces dispositions et en avons transmis à Monsieur le Préfet.

On attend, mais le moins que l’on puisse dire c’est que la démocratie locale est sacrément confinée à Sartrouville et que cette situation est très préoccupante.

 

La crise sanitaire frappe particulièrement les quartiers populaires malgré la solidarité formidable qui y règne et il faudra penser un « après » renforcé

La carte de la pandémie montre qu’elle frappe durement et particulièrement les quartiers populaires alors même que ces quartiers comptes plus de jeunes que la moyenne donc qu’ils devraient, au contraire, être moins atteints. Il nous faut attendre d’avoir une vision plus claire, notamment à Sartrouville où aucune donnée n’est diffusée.

Les inégalités territoriales se retrouvent sur ce plan sanitaire : c’est dans ces quartiers que les revenus sont les plus faibles, que le recours aux soins est nécessaire avec des pathologies qui sont moins prises en charge que la moyenne. C’est dans ces quartiers que l’on retrouve le plus de logements insalubres, une plus forte densité et la plus forte précarité sociale, familiale, économique etc. Dans ces quartiers, le taux de pauvreté agrandit la fracture numérique alors qu’internet représente une voie essentielle pour la vie quotidienne des confinés. La crise sanitaire met donc en lumière les problèmes sociaux qui s’y concentrent et les renforcent.

Pourtant, le confinement n’y est pas moins bien respecté qu’ailleurs. Pourtant, en particulier à Sartrouville, ces quartiers montrent l’exemple d’une solidarité incroyable et vibrent de générosité.

Ces quartiers, c’est nous. C’est notre ville. Leur fragilité face à l’épidémie de coronavirus est notre fragilité collective.

Si la situation actuelle commence à souligner davantage les inégalités, il est vraisemblable qu’elle va les aggraver et nous ne pouvons collectivement nous y résigner. C’est une situation que l’on peut anticiper, avant même d’avoir les données factuelles. Il faut en prendre toute la mesure et y porter une attention particulière, notamment :

  • avec des plans renforcés en matière sanitaire pendant et après le confinement pour détecter et prendre en charge au-delà ce qui était déjà fait,
  • avec des logements plus adaptés, plus dignes quand ce n’est pas le cas et prévoyant des espaces de relogement d’urgence,
  • avec une reprise de l’école dès que les conditions sanitaires le permettront plut tôt possible pour rescolariser rapidement, donc resocialiser, les enfants, les familles.
  • apaiser les tensions

Nous sommes prêts, élus d’opposition, à y participer et avons déjà formulé un certain nombre de propositions concrètes en ce sens.

Laïcité ? Quand l’Etat donne dans l’ »accompagnement spirituel »…

Laïcité bien ordonnée commence par soi-même…

  • Hier, l’agenda du chef de l’Etat mentionnait un entretien avec le Pape
  • Quelques jours avant, le Conseil « scientifique » recommandait l’accompagnement spirituel » pour contribuer à lutter contre l’épidémie de COVID 19
  • Quelques jours avant, encore, un communiqué du ministère de l’Intérieur, annonçait un « dispositif d’écoute et de soutien spirituel », avec le numéro vert gouvernemental d’information sur l’épidémie,

Tous les efforts républicains doivent converger pour lutter contre cette crise sanitaire et renforcer la solidarité nationale. Celles et ceux qui ont besoin d’un accompagnement spirituel doivent pouvoir le trouver mais cela reste une question personnelle, privée.

Ce n’est pas à l’Etat, pas aux soignants déjà saturés, de mettre en contact via ce numéro, et sur fonds publics,  avec les « principaux cultes ». C’est à la fois, et une nouvelle fois, confondre le besoin de spiritualité avec la religion mais c’est aussi une reconnaissance de fait de certains cultes (et donc, l’exclusion des autres).

Laïcité bien ordonnée commence par soi-même, revenons donc à l’essentiel de manière républicaine.

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Sartrouville, l’après

A Sartrouville, nous aussi nous pouvons, à notre niveau contribuer à préparer le « jour d’après » (+ ici) en réfléchissant ensemble à ce que nous apprenons collectivement de cette pandémie et aux leçons que nous voulons en tirer, ensemble et solidaires :

  • des mesures au nom de la justice sociale : le salaire de celles et ceux qui sont employés locaux,  ces « petits métiers indispensables à la commune et à l’intercommunalité (éboueurs etc.), recenser les logements vacants et organiser leur réquisition par la mairie sous conditions pour les victimes de violences familiales et conjugales, pour les mal-logés et sans-abris, un moratoire sur les factures de cantine, centre de loisirs etc. et bien sûr doubler le centre de santé, avoir un stock de médicaments et protections,
  • une solidarité de proximité encouragée : pérenniser la plate-forme des bénévoles et y recourir régulièrement avec des campagnes contre l’isolement, pour l’intergénérationnel, pour un coup de pouce de confection pour la rentrée pour les familles fragiles, un réseau de cuisiniers pour une famille où un membre est hospitalisé, développer un système d’échange local etc ;
  • un soutien à une économie locale, engagée dans la transition écologique et plus solidaire : des aides pour les entreprises qui se mobilisent pour les autres comme en ce moment dans notre ville et qui investissent pour des activités moins polluantes et climaticides, des aides à la reconversion ou à l’implantation d’entreprises selon des clauses réduction d’écart de salaire, maintien d’emploi, des aides à la relocalisation de la production, un point de vote et de promotion des produits « made in Sartrouville », des aides supplémentaires pour les entreprises qui mènent une politique sociale plus ambitieuse en termes de formation
  • une production locale plus forte : tripler les jardins partagés, renforcer les clauses d’achat local dans les services publics et marchés publics de la mairie

Nous aussi, à Sartrouville, « Plus jamais ça ! Préparons le ‘jour d’après »

C’est ce que nous vous proposons pour le 1er FB live de ce mandat et compte tenu de la situation particulière que nous traversons.

4 semaines de solidarité à l’épreuve : repensons ensemble nos fondamentaux républicains

Voici bientôt 4 semaines que le pays vit confiné et semble redécouvrir les fondamentaux de notre République : la solidarité, les services publics, la valeur sociale. Je veux croire que nous aurons collectivement changé pour revenir à la raison sur ces sujets et que nous saurons comment inventer notre avenir républicain.

La solidarité : elle s’exprime à plein, au quotidien et en proximité à Sartrouville comme ailleurs avec un élan incroyable où chacun prend des nouvelles des isolés, cuisine pour les soignants, coud des protections… et réfléchit à ce que tout cela signifie durablement et pour notre planète également. Seuls, nous ne sommes pas grand-chose. Je veux croire que c’est un tournant durable.

La consommation : elle se déplace, se transforme et chacun comprend qu’il faut inventer de nouvelles vies, de nouveaux usages aux objets, que l’on peut produire et co-produire au lieu de systématiquement acheter. Je veux aussi croire que le contenu, la valeur ajoutée de l’ensemble nous amèneront ensemble à une économie véritablement plus sociale et solidaire (justement !).

Les services publics : ils apparaissent pour ce qu’ils sont et n’auraient jamais dû cesser d’être pour tous, c’est-à-dire le cœur battant de notre pacte républicain. Ils nous permettent de vivre en « sûreté » (c’est le premier acquis de 1789, rappelons-nous), de nous soigner, de grandir en apprenant etc. Il a donc fallu que la fatalité s’abatte sur des milliers d’habitants pour comprendre que les services publics sont notre bien commun précieux et dissiper le fantasme d’un libéralisme trompeur qui tendait à en faire des centres de coûts à gérer comme une entreprise. Je veux croire que dans quelques mois, nous saurons collectivement nous en souvenir (et pas seulement le soir à 20h00).

La valeur sociale : l’échelle de nos valeurs est à revoir avec des soignants exposés plein pot mais sans protections suffisante mais aussi les « derniers de cordée » qui sont à la tâche sans relâche sur les routes, aux caisses, pour vider les poubelles, contribuer à l’ordre, produire de l’énergie ou ce qui nous permet de communiquer, pour enterrer nos morts etc. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune nous dit la Déclaration des droits de l’homme de 1789. Je crois que nous avions perdu de vue collectivement cette notion. Je veux croire que nous saurons réfléchir à l’utilité sociale et revenir, là aussi, aux concepts révolutionnaires sur le salaire, la valeur sociale et la notion d’impôt.

Alors bien sûr, notre environnement aura changé lorsque nous sortirons collectivement de ce confinement. Des amis, des collègues, nous manqueront, définitivement. Les plus fragiles seront certainement particulièrement éprouvés, notamment parce qu’ont été démantelés ces dernières années les fameux « amortisseurs » sociaux à la française qui permettent avec la protection sociale, un revenu de substitution (on en reparle ?) etc. de ne pas aller tous ensemble directement dans le mur. L’économie sera en berne, plus encore qu’en 2009, il ne faut pas exclure qu’elle ait définitivement changé et cela pourrait, à terme, être une bonne nouvelle si l’on arrive à surmonter le cap et bâtir une économie fonctionnant différemment.

Je veux croire que nous saurons tous en tirer les leçons pour aller vers une « République des jours heureux » comme au lendemain de 1945 quand il a fallu reconstruire le pays. Nous en sommes en guerre contre la pandémie et nous devons ouvrir les yeux sur les fragilités que nous avons organisées ou laissé grandir. Cette pandémie doit nous remettre les idées en place, remettre nos fondamentaux au centre de nos réflexions, au centre de nos actions. Cela est d’autant plus nécessaire que, dès après-demain, certains essaieront de nous faire entendre la petite musique délétère du nationalisme, de l’ultralibéralisme, de l’autoritarisme alors que nous devrons penser solidarité, humanisme, biens communs, investissement collectif, nouvelle répartition des richesses et nouvelle organisation de la République et de l’Union européenne.

Allons plus loin, ensemble.

Notre lettre ouverte au Maire de Sartrouville pour les commerces et les marchés « A l’heure de la solidarité, vivons confinés et restons en proximité »

Parce que nous devons tous être responsables, solidaires et imaginatifs devant cette épidémie,

Parce que faire ses courses à proximité est plus que jamais le choix de la raison, pour les produits, pour les commerçants, pour le lien social, pour les emplois

Nous avons écrit au Maire en demandant une dérogation pour rouvrir le marché couvert mais aussi pour créer un « drive du marché » aux Indes et à Debussy en proposant un mode d’emploi simple et adapté à notre ville après deux semaines à étudier de nombreuses options depuis la fermeture de nos marchés.

Nous sommes à disposition pour y travailler concrètement, nous sommes constructifs et avons à coeur les intérêts de tous les Sartrouvillois.

Réponse attendue, chiche ?Lettre ouverte Marché Confinement