Associations

Depuis le début du mandat, un certain nombre d’associations semblent dans le viseur de la majorité municipale et il faut bien tous nos efforts conjugués pour, parfois, pouvoir obtenir quelques moyens en plus, un délai pour que soit monté un dossier et recherché un financement extérieur. Nous sommes inquiets, très inquiets devant cette absence de soutien de la majorité municipale à une réelle et nécessaire politique associative.

Nous n’avons pas réussi à sauver Atrium en 2015 alors que cette association, établie de longue date, faisait un travail reconnu de tous. Idem pour la Papothèque qui faisait un travail remarquable, d’accueil parents/enfants. Poursuivons avec l’exemple d’Atrium : depuis sa fermeture, le local est vide ou quasi. Où sont les jeunes qui bénéficiaient d’actions sportives, culturelles ?  où sont les opérations favorisant la mixité entre les quartiers par des projets ambitieux ? où sont les enfants qui avaient besoin de soutien scolaire ? Ces derniers sont en partie dans une association (ECD) très très soutenue par la mairie et occupant une très large partie de la mairie annexe d’ailleurs avec une situation de quasi monopole qui interroge… et pas que les élus d’opposition d’ailleurs ! une autre partie est prise en charge par la CSF qui explose et aurait bien besoin du soutien de la mairie pour avoir des locaux adaptés voire pour recruter des intervenants en nombre suffisant.

La CSF, justement, qui gère la seule crèche associative sur ce quartier « Poisson d’avril« , visitée par Mme Geoffroy, Secrétaire d’Etat à la Ville, lors de sa visite le 6 septembre dernier. Cette crèche se trouve dans une situation financière délicate et notre groupe d’opposition s’est battu pour que les crédits ne lui soient pas brutalement coupés pendant que les parents et responsables associatifs se démenaient pour rénover les locaux, boucler le tour de table etc. Nous connaissons les signes précurseurs de ces fermetures associatives. Dans le même temps, la majorité municipale a largement subventionné (140 000 € en 2015) une association d’aide aux associations (!) tout juste créée alors qu’elle recevait sa première aide municipale (SE2) sur laquelle nous avons émis systématiquement des doutes quant au travail fourni au regard de ce soutien très fort.

En 2016 puis 2017, plusieurs associations ont reçu un courrier de la Mairie les informant qu’elles devaient quitter sous 2 à 3 mois le local qu’elles occupaient : club de bridge, éclaireurs, compagnie théâtrale, épicerie sociale, apprentissage de l’anglais pour les petits et les jeunes. Sans plus d’explication ni d’option alternative.

Notre ville a certes de nombreuses associations, mais elles sont mal réparties sur le territoire et celles qui aident les plus fragiles, qui créent du lien social et citoyen, sont elles-mêmes de plus en plus vulnérables. Disons le clairement : le tissu associatif n’est pas à la hauteur des enjeux pour la 2e ville des Yvelines et il se délite de manière ciblée peu à peu. Nous sommes inquiets, vraiment inquiets. Il faut plus de moyens, notamment plus de locaux, pour accueillir les associations dont les Sartrouvillois ont légitimement besoin. En particulier dans les quartiers qui bénéficient des dispositifs financiers « politique de la ville ».

Quelle carte associative la majorité municipale dessine-t-elle et pour quelle(s) raison(s) ? Vous pourrez, comme nous, vous en faire une idée avec les informations que nous collectons et publions, avec la tribune de Romain Chiaradia « Subventions aux associations : les choix douteux de la droite sartrouvilloise » et » et mon dernier article « Sartrouville : la majorité municipale lâche le cross international », mais ce ne sont, hélas, que des exemples.