L’affaire « Jaurès » : rdv au tribunal

Octobre 2017

Le feuilleton du parking Jaurès se poursuit ! La majorité municipale continue à prendre des décisions opaques. Le calendrier, lui, est limpide : la délibération est verrouillée dans la perspective de 2020, bien sûr, juste à temps pour les prochaines municipales. Il s’agit là d’une instrumentalisation grossière, qui repose en outre sur un déni de démocratie : au sein du conseil municipal les informations sont données au compte-gouttes et au dernier moment. Plus grave, les procédures votées ne sont pas celles qui sont mises en œuvre !

Le 23 juin 2016, le déclassement du parking Jaurès a été voté sur la base d’un projet pour qu’y soient bâtis des commerces, un centre médical et des places de stationnement, projet conditionné à une concertation des citoyens. Hélas, la majorité municipale a finalement privilégié le passage en force : la concertation annoncée, préalable indispensable à un projet intelligent, n’a pas été organisée, nos nombreuses questions n’ont pas reçu réponse. Dans le même temps, la contestation a grandi chez les habitants, les commerçants, relayée par la presse, par nos interventions et nos tribunes. C’est en outre dans la presse que nous avons découvert, en mars dernier, que la procédure appliquée n’était pas celle qui avait été votée !

A la place du déclassement « simple » voté en conseil municipal, c’est une procédure pour un déclassement « anticipé » de ce parking qui a été enclenchée. Concrètement, cela signifie que le déclassement est décidé mais n’entrera en vigueur qu’au dernier moment : du jour au lendemain il sera fermé, mettant toutes les parties prenantes devant le fait accompli, anéantissant tout espace de concertation et de démocratie.

Voilà ce que la majorité municipale a fait voter, malgré notre opposition, le 31 mai dernier, dans une tentative de couvrir sa décision arbitraire en faveur d’un déclassement anticipé. Je me suis étonnée de ce changement de procédure, brutal, sans information, sans motivation etc. Je l’ai écrit, le commissaire-enquêteur l’a relevé dans l’enquête publique et j’ai interpellé le Maire en conseil municipal… qui répond que nous n’avons qu’à aller au tribunal administratif ! Drôle de conception du débat démocratique ! Et quel peu de respect des délibérations votées.

Nous avons donc saisi le Préfet, sur plusieurs points qui nous semblent irréguliers. Nous attendons les dernières réponses. Puis, nous avons saisi, le 13 septembre, le Tribunal administratif d’un recours contre ce déclassement anticipé du parking Jaurès.

Il est très regrettable que cela devienne le moyen d’expression de l’opposition.