Logement, transports, services publics : une ville à deux vitesses ?

Mars 2018

La ville compte 52 000 habitants, chiffre stable  mais la population du bas de la ville augmente quand le haut de la ville perd des habitants notamment les plus fragiles. C’est, en effet, sur le plateau que sont concentrés les logements sociaux et 1 300 d’entre eux seront démolis au total (cf. rue Malraux où 12 locataires restent à reloger). Parallèlement, la majorité municipale a prévu un nouveau quartier de 2 400 logements dont 800 accessibles sur critères sociaux. Le haut de la ville va donc connaître une profonde mutation entraînant le départ d’un part importante des habitants actuels, délogés et ne pouvant accéder aux nouvelles constructions aux prix plus élevés.

Dans le cadre de cette politique, des copropriétés dégradées sont rénovées, des travaux réalisés pour lutter contre la précarité énergétique, l’habitat indigne recule et nous nous en réjouissons. Mais cela reste insuffisant et trop de logements spécifiques (personnes handicapées, situations d’urgence etc.) manquent. La reconstruction de logements sociaux est toujours aussi concentrée alors que la ville vend des terrains dans d’autres zones pour du tout-privé. La grande métamorphose promise depuis plusieurs mandats par le Maire est loin d’être une réalité sur le terrain.

La ville est aussi à deux vitesses pour les transports : la tangentielle n’a été soutenue que tardivement et du bout des lèvres par la majorité municipale alors que des élus d’autres territoires ont su se mobiliser. Les services publics ont peu à peu été réduits dans le haut de la ville (cf. commissariat annexe) et les locaux de la mairie annexe ont été dédiés à deux associations seulement reléguant ou supprimant l’écrivain public, les permanences des autres relais associatifs. Il n’y a plus de salle publique pour se réunir sur le plateau hormis celle de la Marinière. Le personnel de la bibliothèque Stendhal est en sous-effectif, ce que nous avons regretté en conseil municipal.

Tout cela est du ressort de la majorité municipale qui a su le faire à trois reprises ces dernières années pour des raisons politiques (maison de la famille), sous la pression de besoins sanitaires avérés (renforcement du centre de santé Culot) ou l’insistance de l’opposition (soutien de la crèche associative Poisson d’avril). Il est impératif que tous les Sartrouvillois aient accès à des services, un cadre de vie à la hauteur de la 2e ville des Yvelines et c’est aussi une question de citoyenneté.