Logement

Autre question cruciale, très en lien d’ailleurs avec les sujets majeurs que sont l’école « nouveaux logements = nouveaux élèves » et la politique de ville avec la rénovation urbaine qui amène des démolitions et des reconstructions.

C’est un thème complexe, sur lequel je reviendrai dans une très prochaine tribune. D’ores et déjà, voici mes deux points de vigilance :

  • la construction de nouveaux programmes immobiliers se poursuit, après l’avenue Maurice Berteaux, ce sont les ensembles sur la rue menant à la Frette qui se terminent et d’autres encore sont programmés. Ce sont des logements intéressants avec différents profils de propriétaires et de locataires, des normes environnementales tout à fait satisfaisantes et même des appartements pour les personnes à mobilité réduite. Mais : où sont les écoles, les services publics, les services de proximité qui vont avec ?
  • la fin du premier programme de rénovation urbaine (PRNU / ANRU 1) doit amener à faire le bilan des constructions et des destructions de logements programmés => les engagements pris sur ce sujet par la majorité municipale doivent être respectés, sinon les financements de l’Etat seront réduits (a minima). Quel bilan donc ? On voit bien, année après année, que le Plateau concentre les grands ensembles mais que les logements sociaux, les logements de grande taille ne sont pas reconstruits dans d’autres quartiers pour favoriser la mixité sociale tout en préservant une certaine proximité pour les ménages qui sont délogés.

Ce dernier point est doublement d’actualité :

  • le contrat de ville signé en 2015 prévoit la démolition d’une large partie des 1 325 logements sociaux et une reconstruction limitée sur place (environ 30%, soit une diminution de 900 logements).  Ce sujet devra être travaillé à la fois en conseil municipal et en conseil communautaire, dès 2017, si la majorité municipale souhaite signer dans les temps un contrat NPNRU / ANRU 2 avec l’Etat
  • la fin du premier programme PNRU / ANRU 1 se traduit par une dernière opération de destruction/reconstruction notamment pour le bâtiment 4 » (15 au 31 rue André Malraux) qui est d’autant plus sensible que des ménages déjà relogés lors de précédences démolitions sont concernés.

Nous avons attiré l’attention de la majorité municipale avec insistance sur cette problématique de relogement, sans réponse satisfaisante. Ainsi, après avoir relancé la majorité municipale, un plan détaillé de relogement nous a été présenté lors du conseil municipal du 29 septembre 2016.  Je l’ai voté car nous avions enfin un document précisant l’accompagnement personnalisé des foyers concernés, je l’ai voté car je crois en la mixité ce qui signifie que j’ai pleinement conscience que les logements ne peuvent pas être massivement reconstruits sur place. J’ai grandi dans un quartier très similaire à celui-ci, j’en connais bien les problématiques et l’importance concrète de la diversification. Enfin, je l’ai voté en soulignant que je serai très vigilante sur le suivi de ce plan de relogement et que je demandai la présentation de points d’étape réguliers en conseil municipal. C’est que ce que nous avons fait et, de bilan en bilan sur notre demande, 11 familles restent à reloger en février 2018 avec des propos tenus en séance par le Maire qui montrent à quel point il est personnellement très loin de la réalité des habitants ainsi délogés.

Bizarre pour le Maire de la ville de ne pas comprendre que les habitants puissent être véritablement attachés à vivre dans leur ville !