Nos écoles

C’est un sujet crucial à la fois parce qu’il s’agit d’éducation mais aussi, surtout, parce que cela concerne la formation de nos enfants, les petits citoyens de demain. Nos écoles républicaines doivent faire vivre concrètement, au plus près des besoins de chacun (cf. « carte scolaire »)notre devise « liberté, égalité, fraternité » et j’y ajouterai « laïcité » en tant que radicale de gauche.

Concrètement, à Sartrouville, j’interviens systématiquement contre les subventions que la majorité municipale choisit de donner à certaines écoles privées religieuses situées en dehors de la ville et accueillant de jeunes Sartrouvillois (alors qu’ils pourraient être scolarisés dans notre ville !). 70 000 € par an : j’ai bien des idées sur ce à quoi on pourrait les utiliser, pour financer des activités sportives et des clubs de jeux dans les collèges notamment, pour aider les associations sartrouvilloises à caractère social qui sont de plus en plus démunies et mal logées également.

En 2016, je suis particulièrement revenue sur ce sujet car nous avons eu la désagréable surprise d’apprendre, quasi par la presse, l’arrivée d’une nouvelle école privée hors contrat : un centre maternel lui a été donné en bail après totale rénovation alors que ce quartier connaît d’importantes tensions démographiques. Là aussi, nous avions des idées comme la transformation de ce centre en classes maternelles. Mais en agissant en catimini puis en autocrate, le Maire fait fi de toute proposition ne collant pas à sa stratégie en matière scolaire. C’est aussi par la presse que nous avons appris courant 2017 que le Maire prévoyait un nouveau groupe scolaire, bizarrement là où nous pointions un souci et où il nous était répondu qu’il n’y avait pas de sureffectifs. Ce projet a été confirmé avec une étude pour cette nouvelle école programmée au budget 2018, côté Vieux Pays visiblement.

En matière de rythme scolaire, la politique du Maire est tout aussi claire et a tout aussi peu concertée avec la population : 4 jours et pas un effort pour organiser le temps périscolaire autour de l’enfant (et une concertation au pas de charge à la veille des vacances d’été en 2017). La stratégie municipale en matière scolaire  est limpide : réduction des moyens non obligatoires pour le public et multiplication des offres scolaires, parascolaires, hors contrat soutenues ouvertement par les élus de droite localement.

On sent bien qu’arrive doucement le programme prôné par Xavier Darcos d’une école qui n’a de libre et de républicaine que le nom, où chacun aurait un chèque et mettrait en concurrence des offres pour scolariser ses enfants ! Il est facile de crier que l’école va mal quand on commence par lui ôter des moyens que l’on attribue à des opérateurs aux pratiques qui suscitent des questionnements nombreux.

Côté restauration scolaire, on ne peut que regretter le choix politique de confier à une société privée les repas des tout-petits : tarif unique de 4,02€ pour des repas dont la qualité se dégrade notamment en termes de fraîcheur avec des livraisons désormais la veille dans les écoles + ici)