18 décembre 2025

À l’ordre du jour de ce dernier conseil de l’année : des délibérations budgétaires majeures, des choix en matière de services publics, d’urbanisme, de ressources humaines et de vie associative.

Le budget 2026 présente toujours un niveau de dépenses et d’investissement très inférieur aux villes de caractéristiques comparables, même si l’enveloppe d’investissement connaît un pic comme en 2025 (cité scolaire et… année pré-électorale).

Nous avons relevé que la hausse globale du budget(+8,6%) : présentée comme dynamique, elle repose en fait largement sur l’augmentation de l’endettement (+15,6 M€ d’emprunts), et des cessions foncières répétées et en nette augmentation ainsi que des recettes qui pèsent sur les ménages. Les familles paient la facture : hausse des redevances scolaires et périscolaires, fiscalité inchangée mais bases revalorisées.

L’enveloppe de fonctionnement est quasi-stagnante (+0,7%), notamment pour les frais de personnel. Nos services publics sont donc figés, ce qui traduit une compression des moyens quotidiens des services publics, alors que les besoins augmentent. D’ailleurs, les financements au tissu associatif stagnent également alors que ce sont les leviers essentiels de solidarité et de transition.

Nous avons voté contre l’ensemble des délibérations budgétaires pour ces mêmes raisons. Nous nous sommes simplement abstenus sur la fixation des taux de la fiscalité locale.

Nous avons également voté contre les nouveaux tarifs des services publics locaux : pas de quotient familial (école des arts etc.), donc pas de vote de soutien.

Sur les subventions aux associations, nous avons regretté l’absence de transparence sur les critères et les dossiers de demande de subvention et demandé un vote séparé afin de soutenir certaines structures (CCAS, MJC, mission locale) tout en exprimant des réserves sur d’autres, voire un désaccord pour celles d’obédience religieuse que la majorité municipale entend soutenir en mettant en avant « son choix politique ».

Nous sommes longuement revenus sur Ce refus de la ville de nous communiquer les éléments d’information que nous demandons. Il nous est dit que tout est transparent, que les critères sont clairs, qu’il n’y a pas de problème pour nous transmettre mais nous n’avons, à nouveau rien reçu. Pourquoi ? Les rares réponses formulées sont évasives voire gênées. Pourquoi ? Nous avons insisté et avons également demandé de pouvoir voter ces subventions de manière séparée : nous souhaitons, par exemple, soutenir le CCAS, la MJC, la mission locale mais par les associations d’obédience religieuse.

Même absence de réponse, pour les associations sportives. Nous nous sommes donc abstenus mais avons formulé des propositions constructives pour sortir de cette impasse. C’est à la majorité municipale d’organiser ces échanges. Nous avons également demandé à ce que soit revu le système de financement entre compétition et loisir, pour une meilleure prise en compte des spécificités et talents des clubs sportifs de la ville.

Nous avons soutenu un dispositif d’aide à l’installation de médecins libéraux saluant une évolution positive de la majorité municipale par rapport au mandat précédent. En effet, lors du précédent mandat, nous avions proposé exactement ce type d’aide pour faire venir de jeunes médecins (en prenant en charge un télésecrétariat et d’autres facilitations) car nous étions inquiets du désert médical qui s’annonçait à Sartrouville. La majorité municipale avait refusé, expliquant que la ville n’était pas là pour aider des entreprises libérales. Visiblement, cela a changé et nous nous en sommes réjouis en votant pour cette délibération. Au passage, d’ailleurs le Maire, visiblement en campagne électorale pendant le conseil, a caricaturé mon vote en conseil communautaire la semaine passée car j’aurais « voté contre un nouveau centre médical aux Indes ».J’ai rectifié et pleinement assumé son choix de voter contre la fermeture définitive de la pépinière d’entreprises des Indes alors que ce quartier a particulièrement besoin d’un tel équipement et qu’il a largement été financé (ANRU) par l’Etat et affiché par le Maire à l’époque comme indispensable à la transformation économique et sociale de ce quartier (https://casgbs-aces.fr/11-decembre-2025/).

Nous avons voté des délibérations nous semblant aller dans le bon sens comme des subventions aux coopératives scolaires ou l’intégration d’un bien foncier vacant dans le patrimoine de la ville (mais aussi la modification des emplois permanents de la commune, des adhésions diverses permettant à la ville d’accéder à des expertises extérieures etc.).

Nos questions écrites portaient sur :

  • Devenir du kiosque de la gare (angle Turgot) : nous avons insisté sur ce commerce de proximité très apprécié, moteur pour les commerces aux alentours. Il nous a été répondu qu’il est exploité en délégation de service public par JC Decaux qui doit donc faire son affaire d’un nouveau kiosquier au départe en retraite de l’actuel, dont nous avons souligné qu’il est très apprécié
  • Adhésion de la ville à la bourse des logements sociaux « Echanger Habiter » : cette plate-forme permet aux locataires de pouvoir échanger un appartement mais la ville n’en est pas adhérente. Il nous a été expliqué que, depuis l’an passé, les échanges se font directement auprès des bailleurs sociaux tout en reconnaissant qu’il faudrait davantage communiquer sur ce le dispositif à Sartrouville
  • Précision sur les jours fériés des agents travaillant du mardi au samedi : nous avons mis en évidence que le nouveau dispositif déployé en 2024 par la ville prive systématiquement certains agents des compensations des 2 lundis fériés. A suivre…